Baby-sitting en Irak
J’avais été
frappée l’été dernier d'entendre Hillary Clinton expliquer dans une conference
que les Irakiens tenaient « la crédibilité américaine en otage ». Il était temps de leur expliquer que les
« forces américaines ne seraient pas toujours là pour accommoder leur
déni ».
C’est devenu une
nouvelle ligne chez les démocrates.
Pour pouvoir
justifier un départ d’Irak sans parler de défaite américaine (qui voudrait d’un
parti de défaitistes ?), les démocrates (parfois les républicains, mais
eux ont les démocrates à blâmer) font porter le chapeau aux Irakiens. Grosso
modo : on n’a plus rien à faire là-bas puisqu’ils persistent à continuer leur
guerre civile.
Sur MSNBC l’autre
jour, j’entendais le chroniqueur politique Mike Barnicle s’indigner. Il fallait selon lui
que le gouvernement «fasse comprendre au gouvernement qu’on n’allait pas
rester là à jouer les baby-sitters». Le démocrate ex faucon devenu
anti-guerre John Murtha s’exclamait vendredi dans les débats à la Chambre que « ce
qu’on essaie de faire avec cette loi, c’est de forcer les Irakiens à se battre
dans la guerre qui est la leur ». Et au Sénat, le démocrate Carl Levin expliquait
quelques jours plus tôt qu’il était « temps que le Congrès explique aux Irakiens
que c’est leur pays ». Et en réclamant un calendrier de départ d’Irak,
cela enverra « une bonne dose de réalité aux leaders Irakiens ». Les Irakiens n’ont vraiment pas le sens des réalités...
mars 28, 2007 | Permalink
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Commentaires
Les démocrates font une grossière erreur en forcant les troupes à abandonner un pays où les terroristes sèment la terreur.
Quoiqu'il en soit, les bien pensant de France ne pourront que se réjouir de la situation plus que désastreuse. Beurk.
Rédigé par: Mee | 30 mar 2007 20:14:14
Il y a quelque temps, j'avais eu l'ocassion de voir un reportage d'un reporter "embeded" dans une unité Etats unienne.
Rien à dire sur le reportage, qui contenait tout les classiques du genre, plus un vue de l'intérieur d'un poste de police Irakien (un comissariat assez important, peu être le comissaria central).
Avec un trés long mur, couvert de 4 étages de protraits de policier en uniformes.
Tous les policiers morts en service commandé depuis la création de l'unité (postérieure à "l'occupation").
Plusieurs dizaines.
Eux doivent savoir que c'est leur guerre, ils la perdent tous les jours pour d'autres.
mad
Rédigé par: mad | 30 mar 2007 22:35:27
Psychologiquement parlant, cette approche ("le baby sitting, c'est fini!") est assez bien vue.
Sur un plan géostratégique, je ne vois pas comment Les USA peuvent partir en laissant tout en plan.
Les Républicains sont plus pragmatiques: ils disent ne pas vouloir partir, tout simplement parce que c'est impossible pour l'instant.
Rédigé par: Oxymoron | 31 mar 2007 19:43:56

